

Avons appareillé avec un jour de retard à cause d’une erreur de manoeuvre lors du chargement d’une machine de chantier ayant eu comme conséquence d’endommager une porte, devant être réparée pour que nous puissions partir.


Souvent du soleil, une cabine avec fenêtre, des chaises sur le pont, vent arrière de sorte que nous pouvons être dehors en ne sentant aucun courant d’air, même à une vitesse de 35 km/h, (plus de 19 noeuds), donc une belle traversée, très rapide. Seul notre capitaine est très en soucis car il a donné rendez-vous au pilote de port de Liverpool en s’engageant à rattraper le retard.


Un matin, réveil dans un brouillard épais, aussi dense que celui qui nous fait perdre l’équilibre sur les pistes de ski! Impressionnant d’être sur le pont, aucun repère, on flotte dans le coton et on continue toujours à presque 20 noeuds.

aie….ils sont jeunes, rapides, réfléchissent avec stratégie…mais doivent quand même se mettre à deux ensemble pour battre P.-Olivier aux échecs! Nous nous retrouvons un autre soir les 3 filles devant les cartes du Dobble, Sarah aimerait trouver le schéma mathématique pour sa création. Alors si vous voulez de la gymnastique à neurones: il y a en tout 50 symboles différents, 55 cartes comportant chacune 8 symboles différents, et toute paire de cartes a exactement UN symbole commun. Comment créer les cartes, pourrait-il y en avoir plus? (en fait, 57 serait le maximum).


Nous pouvons flâner une journée à Liverpool, où l’ancien port a été transformé en zone de promenade très agréable; décidément l’architecture industrielle aux briques rouges nous plaît énormément dans sa version rénovée, y mêlant des lignes et des matériaux modernes comme le verre.




Hambourg: arrivée complexe également puisque nous aurons pilote de mer, puis de rivière, puis finalement de port auprès de notre capitaine. Mais surtout spectaculaire, jusqu’en ville, passant tout près du nouveau bâtiment Elbharmonie, (salles de concert pour orchestre philarmonique, hôtels et….). Le public situé au-dessus de la partie en briques (7 -9 étages?) nous fait signe, nous sommes à leur hauteur, dans une position parfaite pour admirer la ville. Nous irons nous balader au centre, canaux, terrasses, un charmant tout petit bistrot indiqué par des locaux.



Après une matinée de queue et de formalités dont l’utilité et la logique nous échappent totalement, nous retrouvons notre Hanneton, cap sur Amsterdam. Visite que nous résumerons par: des kilomètres de canaux et de belles balades par une chaleur incroyable, des terrasses prises d’assaut par une foule impressionnante et en conséquence pas de billets disponibles pour le musée Van Gogh, mais bien du plaisir quand même.










Etape balnéaire le long de la mer du Nord, en Belgique. Chaleur parfois caniculaire, eau agréable, immense plage, tellement large:du linge à l‘eau, on marche…Paysage pastel à l’extrême, sable beige et brun mouillé, eau gris-bleue, ciel voilé, lumière surnaturelle. Une ligne d’horizon si peu nette, qu’un voilier tout proche, dont la voile et le génois sont bien visibles, semble flotter en l’air, largement au-dessus de l’eau. A ce paysage si spécial, s’ajoute les barres de blocs de béton, gris, surplombant la plage de leur dizaine d’étages. La brume atténue les sons, dans le silence, des pêcheurs ramassent des vers dans le sable, j’observe ce tableau pastel, silencieux mais plein de vie, en appréciant une chaleur y semblant étrangère.


Dernier souper en table d’hôtes dans une ancienne abbaye, l’abbaye du val de Choues, habité par un couple élevant une meute de chiens pour la chasse à courre. Nous nous endormons avec les hululements des chouettes, au milieu de la forêt bourguignonne.

Ainsi s’achèvent 24529 km, 149 jours de voyage formidable.



















































Nous sommes en camping au milieu du parc grâce à une colocation de place in extremis, avec un jeune couple de Bernois. Partis à 6h20 avant déjeuner, nous sommes arrivés vers 9h30, bien trop tard. Ils étaient devant nous dans la file et ont eu l’avant-dernière place, ouf! Après 2 jours, nous gardons la place pour nous, prêts à la partager, mais n’avons aucune demande dans ce sens. Ce n’est pas trop la coutume.Nous roulons de geyser en vapeur fumante, et en petits lacs bouillants de différentes couleurs. C’est magique!






















En résumé: Une éruption a eu lieu il y a 640000 ans, laissant un immense cratère de plusieurs dizaines de kilomètres de diamètre. Ce cratère solidifié est mince, la croûte terrestre n’a que 2 à 5 km d’épaisseur. L’eau de pluie et la neige percolent à travers cette croûte et atteignent des roches chauffées par le magma. Sous pression par la chaleur, et surélevé de 600 mètres par le jeu des plaques tectoniques, cette eau sort un peu partout dans ce parc. S’il y a constriction, cela fait des geysers, si le canal de sortie est plus large, des lacs fumants, des sources chaudes et des lacs de boue en ébullition continue si l’eau a dissout beaucoup de roches lors de sa montée. La vapeur , qui peut atteindre plus de 200°C, se chargent aussi de minéraux tels que l’arsenic, le manganèse, le fer par exemple, tous colorés.
La fréquence des éruptions est très variable, les geysers connectés par leur réseaux souterrains ont des éruptions aléatoires alors que les solitaires sont plus réguliers, pour la joie des touristes qui arrivent au spectacle à la bonne heure.

Pour nous, la bonne surprise aura été un bison décidant de changer de rive de rivière. Nage tranquille, sortie de l’eau un peu lourdaude, puis il s’est ébroué la tête comme le font les chiens! Mais la tête d’un bison, c’est vraiment impressionnant!

Nous optons pour des levers tôt, retour à la tombée de la nuit, histoire d’admirer les geysers sans la foule et de voir plus d’animaux le soir. 

Un coyote un peu paniqué m’oblige à bien ralentir



Nous quittons le Yellowstone, et passons le lendemain le col de Beartooth à plus de 3300m., névés, vent, grands plateaux, canyons avant de descendre dans les grandes plaines.



















































































































































Dormons en forêt, à quelques centaines de mètres de l’entrée du parc, comme une dizaine de camping cars éparpillés aux alentours.
Nous rencontrons des Zurichois, en jeep, un couple en voyage pour 3 mois, l’autre pour une années, grands parents heureux d’avoir les jeunes générations les ayant rejoints pour des vacances.













Remontons par un autre chemin, vers « Sunrise point », plus touristique.


Bryce canyon est un endroit évoluant particulièrement vite, cela se voit que rien n’est solide! et connu pour avoir une grande obscurité et un ciel magnifique pour l’observation des astres. Pierre-Olivier fait quelques courtes sorties nocturnes, captivé par la voie lactée.







































































