San Francisco, 23 – 27 juin 2019

Le détour était de taille, quelque mille kilomètres, mais Pierre-Olivier n’ était jamais allé….Alors en route….
Rouler en Californie, atteindre la ville par le Bay bridge, être dans la bonne présélection en ville, confier notre hanneton à un chauffeur qui l’a mis dans son parking privé, et ressortir de la ville 4 jours plus tard, rien n’a été simple et ce n’est pas le conducteur qui a eu le plus de sueurs froides. Il n’y a pas de parking-camping où nous aurions pu dormir.
La circulation beaucoup plus nerveuse, la grisaille, l’humidité du Pacifique, les prix qui prennent l’ascenseur, les sans-abris sur les trottoirs, nous arrivons par Tenderloin, un quartier où les guides recommandent de ne pas aller. Où est la Californie rêvée par les colons, celle des vergers, du soleil et du mythe américain ?
Choquant de voir un aveugle mendier pour pouvoir aller se faire soigner les yeux dans le pays des technologies de pointes. Ceci est connu, mais le constat sur le terrain est prenant. Est-ce encore la ville où le crack est bon marché, est-ce les prix si élèvés en Californie qui génèrent plus de pauvreté, je ne me permettrais aucune analyse hâtive, mais force est de constater que la déchéance humaine visible dans les rues du centre, même touristiques, animées, hors de Downtown ou Tenderloin, est triste, choquante par le nombre de personnes de tout âge totalement dans leur monde, au comportement parfois hystérique, au physique également en mauvais état. Ceci en plus de la pauvreté des sans-abris.
Mais aussi quelques bonnes découvertes:
Le quartier chinois, une ville authentique de 150’000 habitants, un petit restaurant où les clients se connaissent ( Pacific str. , ) de nombreuses épiceries. Avec les conseils d’une jeune Chinoise, nous nous achetons des fruits beaux rouges, des mangues jaunes bien différentes de celles que nous connaissons, délicieuses. Mais le soir, le quartier est mort, tout est fermé. Même la journée, ce quartier populaire par bien des aspects est exempt de sans-abris ou de drogue dure visible.

Quittance de restau

En-haut, en-bas, nous montons et descendons quelques-unes des collines; incroyables par leur nombre et la pente.

Une visite sympathique, celle de la centrale des câbles auxquels les fameux funiculaires s’accrochent grâce à un système de pince pour être tiré ou retenu. Le charme de la ville est là intact.

San Francisco, ville mythique pour notre génération, capitale de la contre culture en 1967, qu’en reste-t-il?

Aucune nostalgie dans les mentions de cette période il me semble. Reste le cannabis libre, voir promus dans les brochures destinées aux touristes, avec la recommandation de le consommer en privé et non dans la rue. Alors là, on tombe dans l’hypocrisie politiquement correcte!
La petite maison en mauvais état de Jimi Hendrix, des peintures murales présentant Janis Joplin entre autres, dans ce quartier de maisons victoriennes, délaissées après la seconde guerre mondiale par ses propriétaires riches lors du développement de la communauté noire. Une aubaine pour les 50 000 hippies s’installant dans le quartier et ses parcs durant ce fameux été 1967.

Le quartier Castro, est très calme, maisons victoriennes refaites, entretenues pour la plupart, une habitante nous confie qu’actuellement c’est le quartier où acquérir une maison est mission impossible.

A deux pas de là, un quartier bien animé, quelques ruelles extrêmement étroites où les magnifiques peintures murales appellent à la lutte des classes, à la justice, parlent racisme, exclusion, souffrance, parfois de façon simpliste. Nous y rencontrons un jeune professeur ou éducateur essayant de déclencher la passion chez un groupe d’adolescents, une caricature, autant par certaines explications simplistes, que par la non-réaction de son auditoire! Je n’ai pas pu m’empêcher de l’écouter sur le chapitre « mise en bouteilles de la totalité de l’eau mondiale par Nestlé et Coca Cola ». Ces peintures restent toutefois tristement d’actualité, celle concernant l’immigration en venant du Mexique interpelle évidemment dans le contexte actuel.

Et puis, nous L’AVONS TROUVÉE!

« C’est une maison bleue accrochée à la colline….. ». verte à l origine, repeinte, mais elle est mignonne, bien tranquille dans le quartier Castro.

Ainsi que le Golden Gate bridge comme les cartes postales ne le montrent pas!

Et la suite de la chanson « San Francisco s’embrume,…. »

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