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Trajet en cargo transportant des containers, des machines de chantier et autres camions: Le Hanneton n’a pas compté pour un millième de la charge transportée, notre cabine était une cabine non occupée par l’équipage. Nous considérons donc notre contribution CO2 comme nulle. Pour rappel, nous avons vu sur le bateau le traitement des eaux usées avec inactivation bactérienne et la gestion des déchets.
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23500 km avec notre Hanneton, 9.3 l de diesel/100km (valeur de l’ordinateur de bord) : 8.5 tonnes CO2 (référence site web My climate). Là, vous dites Aie,Aie….comme nous!
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Autres consommations liées à notre vie en camping-car:
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Environ 25 litres d’eau par jour, en restant fréquentables: 1 douche par jour et par personne) et en en consommant beaucoup sous forme de thé, tisanes et eaux de cuisson.
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Environ 20 litres de propane par mois (un peu de chauffage, frigo, petit compartiment congélateur, eau chaude). La consommation serait doublée par des températures hivernales.
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40 ml de produit à vaisselle par mois. Astuce: laver sans produit, puis une goutte de produit sur la brosse, laver sans autre eau puis rincer. Produit de douche et autres utilisés avec la même parcimonie.
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Liquide pour les toilettes: adapter les quantités au besoin selon la chaleur. En Europe, produit compatible avec les fosses septiques, ou produit biodégradable aux USA. La variante serait de passer aux toilettes sèches, ce qui est faisable si vous partez avec un camping-car fait sur mesure.
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Electricité: autonomie complète grâce au panneau solaire: ventilation du chauffage, lumières LED, pompe à eau, recharge des téléphones, lampe anti-moustiques, appareil de photo. Ondulateur branché sur le moteur pendant que nous roulons pour recharger l’ordinateur.
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Surface impactée pour notre logement (facteur important des bilans écologiques): nous avons quitté la maison familiale située dans un environnement propice à une famille active professionnellement au profit d’un appartement dans un endroit de vacances où les logements sont généralement vides. Notre société devrait aider financièrement les retraités pour ce genre de déménagements, vu la peine que les jeunes ont à se loger.
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Autre consommation liée à la vie nord américaine:
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Les aliments sont sur-emballés et la vaisselle de tous les petits restaurants et snacks est jetable. Nous avons donc généré beaucoup plus de déchets que d’habitude. Nous avons au moins utilisé nos sacs pour les courses et essayé de dialoguer à ce sujet, avec des retours positifs.
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Option 1: vol à San Francisco et voiture louée, impensable financièrement vu les hôtels et les repas au restaurant à ajouter.
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Vol: 7.1 tonnes CO2.
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Voiture: 15000 km à 7l/100km: 3.8 tonnes. Les kilomètres ont été diminués vu que nous n’aurions pas eu à traverser le continent.
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Total : 10.9 tonnes CO2.
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A cela s’ajoutent les impacts annexes de la vie en hôtels et aux restaurants, vaisselle jetable par exemple.
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Option 2: vol à San Francisco et location d’un camping-car
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Vol: 7.1 tonnes CO2.
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Camping car américain au départ de San Francisco: 15000 km à 20l essence/100km:10.9 tonnes. C’est la consommation des plus petits camping-cars américains!
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Total : 18 tonnes CO2.
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Option 3: vol pour nous et son propre camping car sur le cargo.
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Vol 7.1 tonnes CO2.
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Camping-car: 8.5 tonnes CO2.
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Total CO2 : 15.6 tonnes. C’est une option couramment choisie, quel dommage quand on a le temps! En plus, la traversée est une expérience intéressante.
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Option 4: rester à la maison et ….déprimer, vu que nous ne sommes pas des artistes capables de s’évader grâce à nos compétences…. La moyenne suisse est de plus de 4.5 tonnes de CO2 par personne, sans considérer le transport international maritime et en avion (OFEV 2017). Mais en comptant les marchandises importées, elle grimpe à 14 tonnes! (OFEV, 2015) Vu notre consommation diminuée de manière globale (peu de biens de consommation) et le peu d’utilisation de la voiture en Suisse, il est difficile d’estimer si 4.25 tonnes par personne pour 5 mois (8.5/2) nous mènent en-dessous ou au-dessus de 14.5 tonnes. Disons que l’impact de notre voyage est au moins partiellement compensé par celui de notre changement de mode de vie.
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Pour gagner du temps pour….? Partir ailleurs et encore augmenter votre impact?
Je provoque, non c’est humain. Si notre visite des USA n’avait pris qu’un mois, d’autres projets nous auraient tentés pour les autres mois. -
12 jours sur un bateau c’est long, mais chez vous ne vous arrive-t-il pas de flegmer une semaine entre lectures et autres activités sédentaires? Parfois d’autres considérations entrent en ligne de compte, la famille, des événements spéciaux mais pas systématiquement.
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Des voyages longs sont plus difficiles pour la famille qui reste, et là il est vrai que chaque personne a son histoire et décidera du compromis acceptable.
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Des voyages longs demandent plus d’organisation, paiements à distance etc…Mais nous sommes de mieux en mieux rôdés; et est-ce normal de nos jours que certaines organisations refusent un système de paiement à distance! A eux de s’adapter, pas à nous!
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Le plus difficile, émotionnellement: s’alléger définitivement de tous « nos fils à la patte » tels que le jardin, le chat, et autre poisson rouge ainsi que des souvenirs matériels encombrants sans léser un animal évidemment… Que d’autres en profitent est aussi une satisfaction.
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Ce mode de vie est déséquilibré, nous ne voyons pas notre entourage pendant quelques mois, sauf 24h/24h son adorable conjoint…Et ensuite c’est la grande vie d’invitations en rencontres. J’ai adoré avoir du monde chaque semaine pendant 10 semaines de la saison de ski chez nous à la montagne; on apprécie tellement mieux sa région en la faisant découvrir aux autres! Pour maintenir une bonne vie saine active et régulière, ce n’est pas top mais pour un esprit jeune et créatif, il paraît que le changement perpétuel c’est la santé!
En conclusion, n’oublions pas de nous poser les bonnes questions à chaque départ, et si nous choisissons l’avion dans certains cas, au moins payons nos compensations même si ce n’est qu’une solution très partielle, et militons au maximum pour faciliter la diminution de notre impact:
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Pour plus de trains de nuit,
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Pour la possibilité d’être embarqué sur les cargos sans que cela devienne des croisières de luxe déguisées,
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Pour améliorer la prise en charge et la place des bagages dans les trains,
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Pour plus de wagons cyclo-compatibles,
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Pour plus de transports de voitures par le train, même en-dehors des mois d’été.

Nous sommes en camping au milieu du parc grâce à une colocation de place in extremis, avec un jeune couple de Bernois. Partis à 6h20 avant déjeuner, nous sommes arrivés vers 9h30, bien trop tard. Ils étaient devant nous dans la file et ont eu l’avant-dernière place, ouf! Après 2 jours, nous gardons la place pour nous, prêts à la partager, mais n’avons aucune demande dans ce sens. Ce n’est pas trop la coutume.Nous roulons de geyser en vapeur fumante, et en petits lacs bouillants de différentes couleurs. C’est magique!






















En résumé: Une éruption a eu lieu il y a 640000 ans, laissant un immense cratère de plusieurs dizaines de kilomètres de diamètre. Ce cratère solidifié est mince, la croûte terrestre n’a que 2 à 5 km d’épaisseur. L’eau de pluie et la neige percolent à travers cette croûte et atteignent des roches chauffées par le magma. Sous pression par la chaleur, et surélevé de 600 mètres par le jeu des plaques tectoniques, cette eau sort un peu partout dans ce parc. S’il y a constriction, cela fait des geysers, si le canal de sortie est plus large, des lacs fumants, des sources chaudes et des lacs de boue en ébullition continue si l’eau a dissout beaucoup de roches lors de sa montée. La vapeur , qui peut atteindre plus de 200°C, se chargent aussi de minéraux tels que l’arsenic, le manganèse, le fer par exemple, tous colorés.
La fréquence des éruptions est très variable, les geysers connectés par leur réseaux souterrains ont des éruptions aléatoires alors que les solitaires sont plus réguliers, pour la joie des touristes qui arrivent au spectacle à la bonne heure.

Pour nous, la bonne surprise aura été un bison décidant de changer de rive de rivière. Nage tranquille, sortie de l’eau un peu lourdaude, puis il s’est ébroué la tête comme le font les chiens! Mais la tête d’un bison, c’est vraiment impressionnant!

Nous optons pour des levers tôt, retour à la tombée de la nuit, histoire d’admirer les geysers sans la foule et de voir plus d’animaux le soir. 

Un coyote un peu paniqué m’oblige à bien ralentir



Nous quittons le Yellowstone, et passons le lendemain le col de Beartooth à plus de 3300m., névés, vent, grands plateaux, canyons avant de descendre dans les grandes plaines.








































































































































