Réveil avec du soleil; le calme, la grandeur du paysage, le lac, la neige sur les hauteurs, une ambiance très paisible malgré une certaine austérité, nous sommes pleins d’énergie; et hop la gym et la physio dans ce cadre grandiose.




De vues sur les lacs d’altitude en tunnels, nous atteignons un petit col vers Skoda, où nous allons nous balader, la vue plonge sur les vallées bien vertes vers le sud. Deux petits téléskis sur la crête d’en face, la piste équipée de lampadaires, nous sommes déjà au nord et pourtant encore si loin du cercle polaire!




En roulant ce vendredi 16h, la circulation est un peu plus dense et nous choisissons de suivre le lac Jolstravatnet par la petite route et découvrons ainsi la passion des locaux pour la pêche. Sur chaque petit promontoire rocailleux, un pêcheur à la ligne, sa petite cabane, sa table, ses bancs en bois et le brasero déjà allumé. Nous n’avons pas voulu enfeindre leur moment de tranquilité par une photo.



Nous rejoignons le Sognefjord à Balestrand par une route en lacets digne d’une carte postale, agneaux au milieu de la route en plein virage en plus.

En route, le hameau de Eldalen et une Berlinoise ayant quitté l’agitation pour tenir un petit café très cosy, quelques logements touristiques, et mettre à disposition ses compétences d’horlogère, au moins pour les réparations. En plus, elle confectionne des semelles en laine.

Balestrand est aussi une petite bourgade blanche, d’où nous suivons le Sogneford, magnifique paysage mais une route un peu lassante, pente raide tombant dans le fjord, la route toujours étroite épousant la côte par une succession de petits virages sans visibilité, le jeu consistant à atteindre une zone élargie pour croiser à chaque moment opportun.


Nous retrouvons Joseph à Voss et continuons notre descente vers le sud, traversant l’Hardangerfjord pour rejoindre Utne, et à Vines, la cabine louée pour deux nuits. Idyllique comme espéré, campée sur quelques gros cailloux au bord du fjord, une petite terrasse, un paysage aux couleurs chaudes pendant la longue soirée jusqu’au coucher du soleil bien tardif, nous passons une excellente soirée.


Le lendemain, à nouveau grand soleil, départ avec le Hanneton pour un départ de sentier de montagne. Les routes publics sont en plaine en Norvège, les petites routes de gravier permettant de prendre de la hauteur sont généralement privées, entretenues par des paysans qui mettent aussi à disposition un petit parking contre une légère rétribution. Mais la route du jour étant spécialement raide, elle nous est interdite. Nous montons donc à pied, pour atteindre le début du sentier, et sortons progressivement des forêts de bouleaux. Nous progressons sur de larges blocs lisses typiquement érodés par le glacier et dans des zones bien gorgées d’eau; nos yeux s’habituent à voir les pierres en transparence, salvatrices pour nous éviter presqu’une aspiration par le terrain. Le paysage est large, moins pentu dans les hauteurs, ça et là de petits lacs. Et toujours la vue sur le Sogneford 900m plus bas que le petit sommet Sata que nous atteignons. Nous décidons de redescendre par le même trajet pour éviter d’éventuelles pentes raides en sentiers forestiers boueux.




Un peu de vent le soir, nous sommes en bord de mer, mais aussi en montagne avec vue sur les névés, une excellente soirée pour attaquer les restes de la soutenance…..nous ressortons le four à raclettes, la demi-meule.

Le lendemain, après avoir déposé Joseph au port à Rosendal pour qu’il retourne dans ses pénates, nous longeons le parc national Hardangervidda par le sud, à nouveau une succession de névés et de petits lacs.


Malheureusement, les nuages, un peu de flegme et de toux et finalement la pluie viennent à bout de notre motivation de marcher.
Le sommet et notre petite cabine au bord de l’eau resteront le meilleur de ces quelques jours.
Nous devons aussi quitter mentalement les grands plateaux et les cascades par moments, pour s’intéresser aux nouveaux développements de notre lutte contre différents projets touristiques totalement incongrus et destructeurs chez nous. Faut-il être au milieu d’une nature si imposante pour être ramenés dans les soucis du retour.