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Autriche 2025, Salzbourg et la région du Salzkammergut, 9 – 14 mai 2025

Quelques jours à visiter cette ville nous laissent des souvenirs comme si nous y étions une semaine. La vieille ville est de dimension idéale pour l’arpenter à pied, nous trouvons des places de concert pour le jour même, il fait beau, nous profitons au maximum, partant le matin de notre camping pour n’y retourner que pour dormir.

Première soirée, premier pas en ville juste entre la maison de résidence de Mozart et celle de Christian Doppler, le ton est donné. La cathédrale baroque du 17ième siècle est très impressionnante; son dôme est si haut que nous peinons à pencher la tête assez en arrière pour en voir le plafond. Nous pouvons y apprécier un concert d’orgue, la cathédrale en comporte six plus un petit transportable.

La luminosité et la perspective très marquée des peintures sont une découverte pour nous. Dans les salles de résidence du palais, nous apprécions les sols en marbre, ou le magnifique parquet.

Rappelons juste que les archêvèques avaient le pouvoir séculier et religieux, et tenaient à le montrer en exhibant leur richesse. Bien que ni spécialiste de l’histoire de l’empire austro-hongrois, ni de musique classique, nous aimons nous plonger dans la spécificité des lieux que nous visitons.

Château Mirabell

Ainsi, nous écoutons un concert de musique de chambre de Mozart dans la salle du palais Mirabell où Mozart a joué, un concert donné par un duo de jeunes pianiste et violoniste, et finalement nous aurons la grande chance qu’un choeur de près de 100 choristes accompagné d’un grand orchestre soit de passage à la cathédrale pour y jouer le requiem de Mozart. La sonorité est tout-à-fait particulière.

Plus terre-à-terre, nous identifions la bonne adresse pour les tourtes et les « boules de Mozart », (Fürst), et une vraie brasserie (Sternbrau), jardin en cour intérieur, salle pleine de charme pour le soir, saucisse de veau maison et choucroute au cumin à se relever la nuit. Les vins autrichiens ont été laissés bien au sud, ici la bière est reine comme le montre notre recherche infructueuse d’un bar à vins en sortant du concert (vu qu’ici nous ne sommes pas intéressés par les vins italiens des pizzérias! ). Toutefois, en avance, nous fêtons l’anniversaire de Pierre-Olivier dans un établissement au choix de vins tellement étendu que les cépages autrichiens y sont représentés (das Magasin).

La visite de la forteresse dominant la ville nous plonge dans le Moyen-Age. Les salles des appartements sont peintes, les plafonds sont bleus pour représenter le ciel mais aussi parce que cette couleur était la plus coûteuse, à nouveau la richesse devait être très visible, éblouissant les invités. Une poutre porteuse, horizontale au milieu du plafond a 16 mètres de long, construite en imbriquant plusieurs poutres entre elles, taillées en escaliers de façon très spécifique.

Après un après-midi et deux jours intenses à arpenter et visiter quartier de la cathédrale, forteresse, maison de naissance de Mozart , nous sortons de la ville pour monter en téléphérique sur la montagne Untersberg, à 1700m.

Sommet le plus haut des environs, la vue y est plendide sur la plaine de la Salzbach et Salzbourg, les Alpes au sud, et quelques autres sommets plus proches. La base de cette montagne abrite un lac souterrain collectant les eaux de ruissellement, fournissant les 80% des besoins en eaux de Salzbourg. Il fait frais, quelques restes de neige, un pic nic et hop, sitôt descendus, nous voilà en route pour la résidence Hellbrun et ses jardins aux jeux d’eau (toujours en bus pour nous faciliter la vie).

Hellbrun comporte des bassins et fontaines datant de plus de 400 ans pleins de surprises. Des jets d’eau sortent de la gueule et des bois de cerfs à votre passage, les invités attablés à la grande table en pierre au jardin se voyaient arrosés en fin de soirée (arrosée aussi) par un jet d’eau sortant de leur tabouret, et il n’était pas de bon ton de se lever! Le tabouret de l’archévêque, lui, est entouré par les jets mais ne le mouillait pas…..

Nous sommes en plein dans l’époque du maniérisme: le but était de surprendre ses invités, de les étonner, sur une base de décors intégrant la mythologie grecque ainsi que la mode italienne d’où venait bon nombre d’artistes et d’architectes. Des petits théâtres mettant en scènes des personnages animés ainsi qu’une grande scène de plusieurs mètres et certainement plus de 100 personnages animés fonctionnent encore, et tous sont des automates hydrauliques.

Un réservoir situé 10 mètres plus haut, des moulins, et toutes sortes de mécanismes sont en arrière-plan et encore aujourd’hui l’énergie hydraulique est la seule utilisée. Le plus surprenant est peut-être la salle où des imitations de chants d’oiseaux sont produites par un mécanisme de moulin à eau, de pistons et de sifflets placés dans des récipients d’eau plus ou moins remplis. Dans cette salle-grotte au décor de forêt, nous entendons les chants mais ne voyons absolument rien du mécanisme.


Des animations nous paraissent complètement kitsches, comme un monstre qui tire la langue, mais l’aspect technique est époustouflant.

Ailleurs un chapeau triangulaire monte et descend, propulsé par le jet d’une fontaine, symbolisant le pouvoir qui monte et retombe inexorablement.

Une salle dans une des grottes du jardin a l’air de tomber en ruines: elle est en parfait état, voulue ainsi pour symboliser que toute chose a une fin.
Nous visitons ces jardins en même temps qu’une classe d’adolescents, les guides se font un plaisir d’actionner plus de fois qu’il n’en faut les différents « jets surprises », visite assez ludique, à faire par temps chaud!

Après ce séjour en ville, nous nous déplaçons au bord du Wolfgangsee, un des nombreux lacs glaciaires de la région de Salzkammergut, littéralement « ensemble de fiefs du sel ». La richesse grâce au sel, similitude avec l’histoire de notre région du Chablais vaudois! Soleil et magnifiques couleurs du lac terminent cette journée relax.

Le lendemain, traversée du lac avec un ferry pour piétons et cyclistes, puis nous visitons St. Wolfgang (on en sort pas dans la région!), mignon mais très touristique, et continuons à pédaler le long du lac, vers l’ouest. Nous avons idée de tenter la montée vers le Schwarzensee, un petit lac situé à quelque 300-400 mètres plus haut. Beaucoup de tours sont proposés, juste que c’est tout-à-fait iconoclaste de ne pas avoir d’assistance électrique. Nous grimpons au Schwarzensee par une magnifique forêt. J’avais crû suivre une boucle vélo, mais c’était un circuit pédestre. C’est beau, raide, caillouteux et nous poussons quelques kilomètres. Mais à l’arrivée, le lac est splendide, entouré de clairières, de petits ruisseaux, relativement peu de monde, un couple de canards comme compagnons de pic-nic.

L’endroit respire la sérénité, moment superbe. Nous descendons par la route vélos et voitures, asphaltée, raide aussi, nettement moins bucolique que notre montée! Retour par le bord du Wolfangsee, malgré le tourisme, toute une roselière est protégée, on ne peut y pénétrer qu’à pied, sur un chemin limité. Une très belle journée, que nous terminons en chargeant Monsieur Vélo et Luciférine de charbon, brochettes, fraises et asperges de la région!

Autriche 2025, les roseaux du lac de Neusiedl, le froid et la pluie, 4 – 9 mai 2025

Rust: une petite bourgade aux belles maisons baroques, tout près de la roselière qui borde le grand lac de steppe de Neusiedl.

Rust

Le paysage est plat, la température descend, le ciel est gris.

Nous trouvons notre cabanon dans les roseaux, que nous rejoignons par un dédalle de passerelles en bois. Les crapauds invisibles se font de plus en plus bruyants. Sur la terrasse, une impression d’être immergés dans la vie de ce marais dominé par un ciel aux tons pastels gris nuancés de turquoise. Un endroit pour  aquarelliste, je sors la nuit pour imaginer les magnifiques levers et couchers de soleil potentiels.

Plus qu’un temps de visite ou de vacances lacustres, ce sera un temps de joyeuses retrouvailles et de discussions avec notre fils, qui était en congrès à Vienne.

A Rust, dégustation de vins (caveau Gabriel); la famille vigneronne  tiend un local de dégustation avec un petit buffet froid, les vins sont servis en 1/16 de litre, très intéressant pour bien découvrir  des cépages en buvant très raisonnablement.

Weingut Gabriel à Rust

Le cabanon triangulaire a une sorte de mezzanine atteignable par une échelle et de nombreuses poutres, du charme et quelques bosses si on mesure plus du mètre-septante.

La minuscule cuisine est complétée par un barbecue sur la terrasse, et la douche est dans un autre tout petit cabanon. Les ventilateurs, les moustiquaires, tout est pensé pour le chaud, mais malheureusement pour nous, nous apprécions le petit chauffage disponible. Nous tentons une balade le long de la roselière, jusqu’à Mörbisch aux infrastructures touristiques trop présentes mais absolument fermées, ambiance de station désertée.

Jours de pause,  froid méditatif, ciel qui aurait pu avoir de merveilleuses nuances par une autre météo, le thermomètre a passé de 29 degrés à 7, les crapauds se taisent, les oiseaux sont discrets, peu de cigognes nous survolent et seules les oies et leurs oisons restent au bord de la route, en se chauffant sur le goudron.

Après cette pause dans ce cocon de roseaux, nous partons avec notre hanneton autour du lac, le paysage est vraiment plat, le lac brun, car riche en sédiments, le ciel gris, seules les vignes colorent ce tableau très pâle.

Une incursion en Hongrie nous dépayse immédiatement à Sopron, ville très ancienne où nous trouvons grâce à une habitante le bistrot comme on les aime: tout simple, avec des clients locaux.

Sopron

Puis nous faisons route vers l’ouest pour traverser la Styrie. Des montagnes et des cols, quelques stations de moyenne altitude à l’entre-saison et un temps froid et humide. Le projet de vélo le long de la Mur, affluent de la Drave, est abandonné pour cause de pluie et nous continuons par les routes de montagnes jusqu’à Bad Ischl et la confiserie Zauner où Sisi aurait eu l’habitude de se rendre.

En tout cas, cet établissement familial datant de 190 ans vaut le déplacement pour son choix, sa présentation, l’ambiance « bonbonnière ». Kaiser par ci, Sisi par là, les références impériales sont nombreuses, quelques bâtiments splendides.

De plus, un parking est aménagé pour les camping cars à l’entrée de la ville; sous le charme de la bourgade et ayant conduit notre quota, nous y faisons étape et apprécions cet imprévu.

Autriche 2025, remise en selle, 23 avril – 3 mai, 2025

Après un hiver aux belles randonnées à peaux de phoque pour l’un, à soigner sa rouille et ses bobos pour l’autre, et surtout à profiter du soleil pour les deux, nous nous réjouissons de bouger à nouveau.
Tout d’abord un petit séjour dans l’Ain, dans les marais de la Dombes avec nos petits-enfants. Camping car et tente pour 3 jours, petit séjour tranquille? Et bien pas vraiment, un sacré défi, réussi en s’étant bien amusé et en ramenant tout le monde et le matériel en bonne forme après avoir eu la pluie et le froid pendant plus de 24 heures, suivi heureusement du soleil pour la visite du « Parc des Oiseaux ».


Puis le départ par un temps pluvieux pour l’Autriche, par Münich vu que le tunnel du Saint Bernard est fermé suite à une avalanche. Ravis de retrouver notre Hanneton, mais pas la circulation si dense qu’à Saint Gall nous nous dirigeons vers Wittenberg où une ferme accueille les camping cars. Endroit insolite, doux mélange de chantiers sentant les projets, ambiance très relax peu accordée ni à l’architecture traditionnelle de la ferme ni à l’aspect résidentiel des villas proches. Nous sommes accueillis en toute simplicité: mettez-vous où vous voulez et les douches, la machine à laver et la crousille sont dans ce container; en sus un message lancé comme une évidence: « si vous vous mettez dans la prairie, je vous sortirai demain » . Alors il pleut, il fait froid et nous sommes précisément dans la prairie pour éviter de gêner la sortie de deux autres véhicules. Après quelques manoeuvres, la situation finale est notre Hanneton bloqué par une cale s’étant enfoncée dans la prairie et coincée dans le logement devant une roue, donc en position tout-à-fait verticale et des plaques de désensablement inutiles dans ce terrain déjà bien creusé. Notre hanneton est fixé dans la pente. Nous dormons sur nos deux oreilles après avoir eu le propriétaire au téléphone pour confirmer que nous acceptions son offre. Le lendemain, à peine les deux yeux ouverts, hop voilà notre hanneton remis sur le chemin en quelques secondes, remorqué par le pick-up du propriétaire. Notre homme s’est montré d’une efficacité et d’un dynamisme génial, et en plus n’a rien voulu en remerciements, ni vin, ni chocolat. Sortir les camping cars avant de partir semble une routine absolument rôdée.

Le lendemain, route vers Salzbourg, circulation dense, bouchons, autoroute fermée pour cause d’accident, et nous arrivons finalement vendredi après-midi à Dellach im Drautal, en Carinthie au bord de la Drave. Du vert, des forêts, un parcours encaissé entre les montagnes et la neige pas loin, tel est notre traversée nord-sud de l’Autriche en quelques mots.
Pourquoi cette vallée de la Drave?
Pour nous remettre au vélo de façon douce et facile, en découvrant une région qui nous est totalement inconnue et rejoindre notre fils qui se trouve à Vienne pour quelques jours. De plus, c’est l’extrême sud de l’Autriche, on peut rêver soleil, chaleur,…

Samedi 26 avril, il est temps de se ravitailler puis départ à vélo remontant le cours de la Drave jusqu’à Lienz, jolie petite bourgade, avec un rayon de soleil pour déguster notre première tranche de tourte.

La piste cyclable est plate, démarre en campagne pour continuer en forêt, parfois très près du cours d’eau, une jolie mise en jambes de 35 km. Des pentes verdoyantes, ponctuées de leurs hameaux et chapelles perchées sur leur promentoire nous dominent à droite et à gauche, laissant entrevoir des sommets alpins enneigés au second plan. Retour en train, la gare est à deux pas de notre camping.
Le dimanche, nous partons en aval, toujours le long de la piste cyclable longeant la Drave, à nouveau avec un pic nic absolument minimaliste, arrivant donc à Spital prêt à réitérer la dégustation d’une tranche de tourte. Le choix est incroyable, et voyager c’est découvrir les spécialités, cela vaut donc la peine de limiter les victuailles dans les sacoches! La première partie de ces 50 kilomètres est en forêt, le long de l’eau, puis nous avons traversé de jolis villages, les vergers ont remplacé les pâturages. Sur les rares tronçons de petite route, les quelques voitures croisées prêtent une grande attention à nous laisser bien de la place. Les pommiers sont en pleine floraison, les jardins souvent très colorés et soignés, le gazon est coupé.

Encore une gâteau …

Le palais Renaissance et la ville de Spital ne nous ont pas emballés, mais qu’importe, le parcours était beau, le soleil est venu et à nouveau, il a été très simple de rentrer en train, bien que nous n’ayons pas pu charger sur nos téléphones nos cartes de séjour comme prévu. Amabilité, transport compris dans la taxe de séjour, train avec place pour les vélos, une offre touristique bien ficelée! Ceci nous décide à rester dans ce camping, où nous sommes quasi seuls.
Le lundi, nous prenons le train pour nous rendre toujours plus en aval, donc à l’est. Longue journée de vélo et de train, nous rentrons avec notre omnibus alors que nous sommes à plus de 140 km de notre camping. Nous sommes collants, fatigués mais le restaurant du village recommandé est enfin ouvert. Alors, oui les portions sont généreuses, le vin rouge, du cépage Zweigelt est bon et la météo a été excellente.

Comme le plafond nuageux est définitivement dissipé, nous partons en train vers les sources de la Drave, en Italie à San Candido pour redescendre à Lienz à vélo, après s’être baladé dans cette petite station cossue et avoir admiré les contreforts des Dolomites en arrière plan.

Quelques touristes, quelques cyclistes mais un parc de vélos à louer donnant à penser qu’en haute saison, la circulation cycliste n’a rien à envier aux autoroutes! Payage de montagne, l’architecture est toutefois dépaysante, du bois mais aussi des maisons peintes, toujours des chapelles, une religion catholique très présente. Des scieries jalonnent le parcours, ce que nous avions déjà observé plus en aval, ainsi que des installations hydrauliques. Mais de merveilleux tronçons sont sauvages, nous roulons juste au-dessus de la rivière, traversant de nombreux petits couloirs d’éboulement ou d’avalanches. Du vent de face, descente en pente douce et quelques petites montées, nous aurons quand même bien pédalé pour perdre 600 mètres d’altitude.

Mercredi, journée touristique, balade vers le Weissensee, un petit lac à 1000m d’altitude. Paysage de carte postale, pensions familales, fermes, de nombreux pontons facilitant la baignade; nous sommes seuls, l’ambiance est à la préparation de la saison. L’endroit est bucolique, mais toujours très organisé, soigné (prix européen tourisme et environnement). De retour à basse altitude, nous longeons le Millstätiger See, à l’infrastructure touristique trop présente à notre goût sur sa rive nord pour nous installer au bord du Faaker See. Les petits lacs sont très nombreux, ces trois auront été notre sélection. C’est le lac le plus chaud du pays, à nouveau des roseaux comme sur les rives de la Drave, des oiseaux, une campagne verdoyante mais en partie urbanisée. Il fait plus de 25 degrés, je vais me tremper au lac en fin d’après-midi. Le passage entre la pluie-neige et l’été aura été rapide.


Jeudi nous reprenons Luciférine et Monsieur Vélo, qui roulent à merveille et recoivent même des compliments en route: « Oh, schön, nicht elektrisch » pour un splendide dernier tronçon le long de la Drave, de Spital à Villach. Hormis au départ, le tracé suit l’eau au plus près, est jalonné de quelques bancs et tables de pic-nic romantiques.

Etape parfaitement plate, pas longue et pourtant une nouvelle dégustation de tranche de tourte s’impose comme récompense à Villach dans une ambiance estivale… « on dirait le sud ». Les cavaliers veillissent décidemment plus vite que nos montures d’acier, mais qu’importe, nous nous sommes remis en selle, avec plaisir cette semaine.
Vendredi, départ par les petites routes d’abord dans la région Schilcher, puis vers la Styrie du sud-est appelée Toscane styrienne.

Arrêt dans le Schilcher dans un « Buschenschank » pour midi: ferme comportant aussi la production vinicole servant leurs produits. Jardin, accueil, têtes marbrées maison, huile de graines de courge, une spécialité, tout est charmant, le vin moins convaincant! Puis nous longeons la frontière slovène et parcourons la route sud des vins de la Styrie. Point de vue, collines couvertes de vignobles, domaines cossus, haies ou petites forêts, petit parcours charmant perdu au milieu de l’immense campagne agricole. A Ehrenhausen et le soir, nous aurons l’occasion de déguster d’autres excellents cépages comme les Pinot (Burgunder) gris et blanc, Merlot, et Blaufränkisch.

Vaucluse, Var et Côte d’Azur (10 mai – 11 juin 2022)

Ayant laissé nos amis, nous décidons de partir au sud, non sans être retournés voir la forêt de Saou par l’intérieur du synclinal. Les souvenirs d’une escapade dans cette région 13 ans plus tôt me reviennent, mon enquête pour retrouver une auberge formidable aboutit : elle n’existe plus, devenue résidence privée.

Près de Nyons, nous nous baladons (tiens, pas très nouveau !) dans les Baronnies.

Notre hanneton nous loge dans la cour d’une ferme productrice de lavandin (lavande de basse altitude contenant plus de camphre), de pois chiches et de petit épeautre. Nous verrons le pois chiche dans différents marchés, intéressant vu le potentiel de cette légumineuse par les temps qui courent où nous devons diminuer notre consommation de viande. Les fromages et les charcuteries restent  néanmoins surreprésentés dans les étals, variés et alléchants. Le pois chiche ne rapporte pas grand-chose à l’agriculteur, semble-t-il.  Il fait chaud, les genêts sont en fleurs, la forêt a des odeurs du sud. Dégustation au Mas Sylvia, très sympathique jeune œnologue ayant repris le domaine paternel, à Saint Jalle, adresse recommandée par des randonneuses.

Notre premier marché sera celui de Nyons, manifestement pas destiné qu’aux touristes, auquel nous accédons par un beau pont roman. Variété de gourmandises provençales, couleurs,  amalgame de produits du terroir et d’ailleurs, objets d’utilisation courante, habits.

Le Vaucluse est le pays des cyclistes, de routes, rapides, des petites descriptions de circuits sont disponibles ; Luciférine et Monsieur Vélo sont d’allure très exotiques ici mais nous permettent d’apprécier entre autres quelques beaux villages perchés et le marché de Carpentras où nous dînons sur une place, table réservée pour nous à une bonne adresse par une dame rencontrée au marché. Le Mont Ventoux nous domine de partout, pelé, imposant. Nous irons à son sommet en touristes, avec le Hanneton.

Fuyant un auto cross tout près du camping, comment un tel événement peut-il encore être autorisé !  Nous visitons Vaison la Romaine, sa cité et son pont romains.

A Caromb, magnifique journée de dégustation, 12 vignerons du village présents, 3 couleurs de vin chez chacun, 3 chefs ayant préparé différents amuse-bouche constituant un repas, un couple de musiciens chanteurs, une chaleur caniculaire sur la place d’un village authentique. Le tout fut une excellente journée, des comparaisons de goûts intéressantes, des contacts très sympathiques, les discussions en deviennent même philosophiques.  L’ambiance est estivale, décontractée, le contact facile, mais ce n’est pas du tout la « grosse foire ».  Nous logeons à nouveau dans la cour d’un domaine, (adresse listée sur France Passions) chez une œnologue très chaleureuse, nous félicitant de nous être installés même sans avoir pu la prévenir; évidemment, elle est justement à la fête. Nos tentatives de téléphone et notre billet laissé sur le pare-brise seront toutefois appréciés. 

Soirée coucher de soleil et magnifique lune avec vue sur les dentelles de Montmirail avant La Roque-Alric ; le lendemain, balade superbe depuis le charmant village de Suzette:  la montée à l’antenne de la crête de St Amand,  se terminant par un sentier bien raide et rocailleux, avec des vues splendides sur les dentelles , les vignes et des échappées sur le village.  De quoi nous ouvrir l’appétit pour le souper d’anniversaire de Pierre-Olivier à Caromb au Vin Ensèn, (en provençal : « boire du vin ensemble »), tables sur le trottoir, petit restaurant et bar à vin d’apparence bonne franquette mais tenu par un passionné de gastronomie, et sa complice. Une carte des vins beaucoup trop longue pour être consultée, mais qu’importe, il suffit de se laisser guider, paraît que ce n’est pas le client qui décide…

Villes-sur-Auzon, la piscine devient de plus en plus recherchée, le thermomètre restant bloqué aux alentours des 30 degrés jour après jour; ce qui ne décourage pas Pierre-Olivier d’aller immédiatement tester les gorges de la Nesque à vélo, itinéraire incontournable de tout cycliste, où nous pédalerons ensemble quelques jours plus tard.

L’ambiance au camping est des plus calmes, imaginez des retraités en pleine lecture au bord de la piscine, presque traumatisant pour les exceptionnels parents accompagnés de leur progéniture ! Accueil très sympathique, proposant des suggestions de randonnée au départ du camping, en plus des tours à vélo. 

Ballade sur les défens (pâturages): ancienne citerne à eau avec chéneau de pierres collectant l’eau. L’eau entre par l’arrière.

Nous profitons du marché, des fraises, de la fin des asperges et dégustons diverses sortes de tomates, y a pas que les vins que diable ! Déambuler dans Villes sur Auzon , y rencontrer une habitante, c’est se plonger dans l’époque où 300 ouvriers travaillaient dans les carrières d’ocre, un pigment naturel, lorsque les nombreuses fontaines ont dû être installées suite au tarissement de la source auprès de laquelle la ville avait été fondée.

Ville sur Auzon, bourgade bien serrée autour de son centre, malheureusement traversé par la circulation automobile, où les ruelles anciennes permettant d’y accéder sont si étroites qu’elles auraient permis un bon contrôle du trafic marchand dans les années 1720, épargnant ainsi aux habitants l’épidémie de  peste. Le mur contre la peste n’est pas loin, nous pédalerons jusqu’au col de la Ligne (sous-entendu ligne sanitaire) pour le voir, suivant à nouveau des gorges puis une bonne grimpette ! Un certificat de santé était exigé pour le traverser, les paysans discutant fermement avec les autorités car leurs champs étaient de part et d’autre, le commerce bloqué…quelle ressemblance! La diminution des échanges commerciaux avec l’Asie avait favorisé le développement des importations des Amériques.

Paysage vallonné de lavandes, pas encore fleuries autour de Sault, une escapade vélo, avec arrêt terrasse à Ferrassières, bien connue des locaux comme lieu de retrouvailles , et remontée au col de Brouville pour s’offrir une belle descente bordée de pins, de chênes et de fleurs. Les 3km de montée bien soutenue sont largement récompensés.

Nous soupons en costume de bain vers 20h au camping, le short est trop chaud !

D’autres balades, à pied, en camping-car, mais que les routes sont étroites ! ou à vélo nous mèneront à d’anciennes carrières d’ocre par exemple, au marché de St Didier (terrasse chez Juliette à recommander), à Méthamis entre autres villages perchés.

Banon : le paysage évolue, moins de vignes, plus d’air nous avons pris un peu d’altitude. Petite bourgade dont la librairie  pleine de recoins est connue loin à la ronde; contrairement au glacier juste à côté au sorbet chocolat oranges confites incontournable ! Un rossignol infatigable qu’on entend chanter depuis notre place de camping, bien au calme vers le maquis, une balade au haut Monsalier, des trempettes à la piscine, des soirées au camping,…estival et sympathique  tout ça mais …la mer me fait envie.

Cotignac: Deux chaleureuses journées avec des amis retrouvés après bien des années…..Un plaisir partagé comme si nous nous étions vus souvent, formidable. La ville est au-bas d’une falaise, le marché fort animé et suivre des guides locaux, c’est un luxe; leur jardin est un havre de calme, oliviers, herbes aromatiques, madame rouge-queue et famille au nid, petite cascade, piscine et délicieux repas en charmante compagnie, que pourrait-on désirer de mieux? En forêt, au camping oÙ nous dormons, le seul souci sont les sangliers bien nombreux dans la région, discrets durant notre passage.

Presqu’île de Giens, extrémité ouest, la Madrague. Un petit coin de nature, la mer avant de rentrer, eh oui, cela nous arrive…. L’eau est chaude, la côte rocheuse, le sentier du littoral magnifique.

Le camping …

  • une mini société, absolument calme dès le coucher du soleil, sans aucun son de musique, TV, où les moins de 4 ans sont les plus représentés, au côté du reste de la population des retraités, n’ayant pas encore abandonné la garderie. La vie y commence dès 7h., pas de temps à perdre pour la carabine à eau ou le premier biberon
  • Le vrai camping comme dans nos souvenirs d’enfant, tenues de toutes sortes rencontrées une brosse à dents à la main. Les sanitaires luxueux, l’eau chaude à profusion n’ont pas entraîné de grandes modifications des cris sous la douche de 18h. si ce n’est que certains pères se prennent pour des chanteurs d’opéra
  • L’observation que si dans les campings espagnols , un couple de séniors (ce sont les autres retraités, pas nous évidemment) occupe un grand emplacement, un camping-car de 7 mètres ou plus, avec un auvent et une cuisinière extérieure, la jeune famille  ici occupe une mini-place, avec un petit van ou un bus VW d’où sortent au moins 2 enfants et que certaines mamans enfilent le porte-bébé ventral pour le dernier comme on met son T-shirt le matin 

C’est toute une ambiance, marrante ou pas suivant son humeur …

Recommandée par nos amis de Cotignac, l’incontournable de cette étape est sans aucun doute la terrasse du Pradeau, restaurant de poissons à raz l’eau, atteignable  par chance à vélo.

Sur le retour, visite de l’abbaye de Sénanque, la sobriété de l’architecture, la blancheur de la pierre nous enchantent mais la lavande n’est toujours pas  en fleurs malgré le printemps extrêmement chaud et sec, la source de la Sorgue à Fontaine de Vaucluse n’est d’ailleurs pas spectaculaire.

Fontaine de Vaucluse

LIsle sur la Sorgue,  une bourgade  où il fait bon flâner le long de ses canaux et roues à aubes, vestiges industriels de l’époque des filatures et du tissage  dont il reste une entreprise familiale.  Mais le marché  est soufflé, mistral et tramontane s’y mettent ensemble pour renverser les parasols, étals et billets des caisses des marchands, …nous rentrons pour de bon, avec une belle surprise plus au nord: les premiers champs de lavande en fleurs.

Nous retrouvons notre chalet aux mains des différents maîtres d’état, peinture des façades, salle de bain en rénovation. Du coup, nous commençons de suite à nettoyer la poussière, faire des petits travaux de peinture intérieure, préparer la place pour le bois du prochain hiver, organiser la suite des  travaux d’entretien, vite….avant les vacances avec notre petite fille.

Réseau familial en voyage

L’étape au parc de Bialowiesa sera malheureusement attristée par la nouvelle que Nathalie et Maxime sont bloqués à l’aéroport de Münich à cause de la suppression des vols suite à une alerte liée à la sécurité. J’avais préparé leur voyage de noces avec tant d’enthousiasme, je suis triste comme vous ne pouvez l’imaginer. Voyage de noces à leur image: randonnée et bivouacs en kayak au nord de la Norvège, une surprise.
Nous sommes dans un petit camping sans wifi, mais avec une prise à côté de l’unique évier. La famille, le partage prennent totalement le dessus, nous essayons de trouver vols et bus de remplacement, de les contacter.

Nos outils sont un petit banc que nous déplaçons pour trouver du réseau, deux téléphones portables avec des forfaits internet, dont celui d’Isabelle qui nous donne l’excellente idée du Flexibus et essaie de me remonter le moral avec philosophie, un petit accumulateur, une prise où il n’y a pas de réseau, du réseau où il y a du soleil et une chaleur humide tropicale. L’initiative d’Isabelle Joy for the planet est passionnante et pleines de questions pour nous, mais je suis absorbée, on ne se change pas en voyage!

Le lendemain après-midi, nous partons quand même nous renseigner pour visiter la forêt et tombons sur un groupe de Français sur le départ avec une guide francophone.

Nous nous joignons, unique opportunité de ces jours, et Joseph, depuis son île groenlandaise prend le relais et aide efficacement Nathalie et Maxime à sortir de cet aéroport de Münich après 36 heures pour gagner la Norvège en bus, et sans bagages. Nathalie et Maxime auront voyagé sans nuit réelle de samedi 3h du matin à mardi soir! Quand vous partez avec un guide dans la nature, les nuits d’hôtel ne vous rapprochant pas de votre but et les vêtements de première nécessité payés par la compagnie sont peu de choses à côté de vos souliers de marche, sac de couchage, bonne polaire, réchaud, matelas etc….Mardi soir 31 juillet, ils seront à destination, ayant manqué deux jours d’activité, bravo, le moral a tenu! Chacun se rappelle de son voyage de noces,…pour des raisons diverses.

Green vélo

C’est le nom d’un itinéraire cyclable polonais qui suit plus ou moins la côte baltique vers l’est depuis Elblag aux environs de Gdansk, jusqu’à la frontière russe de Kaliningrad pour ensuite continuer par les terres et descendre au sud vers l’Ukraine en traversant notamment une forêt primaire, peuplée de bisons.

Nous roulons sur la partie du nord, environ 400km, longeant Kaliningrad de virolets en zig zag, sur des petites routes sans circulation, ou des pistes forestières, des chemins caillouteux où les poignets souffrent plus que les jambes pour garder l’équilibre. Bref, toutes sortes de revêtements qui nous font parfois apprécier a postériori les dalles de béton des chemins de bord de mer! La signalisation par panneaux oranges est excellente, nous recevons des cartes et même un atlas extrêmement détaillé décrivant le parcours dans certains offices du tourisme.

La qualité des routes et chemins semblent être la moins roulante en début de parcours. Rejoindre par ferry à Frombork peut être une bonne option pour les NON VTT.

La côte n’est plus touristique, l’eau très peu profonde, plutôt des zones marécageuses, les champs de blé souvent immenses. En progressant vers l’est le paysage devient plus varié, alternant cordons boisés, prairies, marécages. Les églises sont imposantes, de briques rouges, et les calvaires, croix le long des routes, sont très nombreux et fleuris, comme les jardins.

Quelques grandes maisons bien rénovées ou neuves, entourées toujours d’un parc immense, incluant étang, cabanon sur l’eau, zone boisée, potager, petits fruits, très bien entretenu, arrangé, tondu. Les villages ne sont pas attractifs, et dans les bourgades plus grandes, les blocs alignés, avec leur adresse en grand sur le mur, fascinent de fonctionnalité plus que de charme!

On rit avec les Polonais, en essayant d’apprendre quelques mots, en faisant nos commissions parfois avec le traducteur sur le téléphone. Nous campons une nuit dans le parc d’un petit domaine (42 hectares, il en faut 200-300 pour être bien viable), excellent souper et petit déjeuner gargantuesque sur la terrasse.

La green velo, et conséquemment l’agrotourisme représentent une nouvelle opportunité pour les fermiers, qui selon notre hôte s’en sortait financièrement nettement mieux avant 1989; l’élevage spécialement étant devenu précaire.

Nous avons la chance d’arriver à la basilique de Frombork juste pour le concert d’orgue et de voir un mariage partir d’un village en calèche au son de l’accordéon.

Nous pédalons 50 à 75 km par jour selon les visites, le sable, notre pire ennemi! Et les cailloux! Par un beau soleil et une bonne voir extrême chaleur.
Pour info, les petites bonbonnes de gaz, style Primus, sont très difficiles à trouver, nous en trouvons une de marque Markill très onéreuse pour le pays (env. 12 euros) dans un magasin de sport.

23, 24 juillet, de belles journées

Comment se passe notre progression?
Nous sommes hyper documentés grâce à un atlas avec carte très détaillées reçu à l’office du tourisme de Lidzbark Warminski mais les revêtements restent partiellement des surprises. Nous partons donc sur de jolies petites routes, puis des chemins de terre, étangs, prairies se suivent, c’est paisible, vaste mais pas monotone. Suivra un passage de sable bien profond où nous poussons nos montures avant de s’engager dans une forêt incroyablement dense.

Là, j’écope d’une attaque de moustiques et autres insectes, cela devient si intenable que nous rejoignons une route pour les derniers kilomètres.

Une forêt magnifique striée de ruisseaux sans moustiques, c’est comme un marchand de glaces sans longue file ou comme un automobiliste polonais ne cédant pas la priorité aux cyclistes et piétons le long de notre parcours; juste introuvable!

Nous faisons une pause vers un monastère, les villages n’ont pas de place, ni de bancs, mais des abris avec parc à vélo ont été construits et sont sur les cartes.
Nous reprenons notre route, ramassant quelques pommes sur le bord du chemin, il y en a des tonnes de perdues, et découvrons la surprise du jour: une nouvelle sorte de pavés, octogonaux, bien disjoints, hauts, une vraie nouveauté battant tous les records! Jusqu’à maintenant, nous pouvions hésiter pour le palmarès du pire chemin, mais là, plus de doutes, c’est le top 1. Le chemin est en plus en dos d’âne et nous en avons pour 10 km ! Auparavant nous avions eu droit à croiser une moisonneuse alors que la petite route était couverte de restes de paille et avions roulé sur une route en rénovation, donc dans la poussière. Avec la crème solaire , le produit anti-moustique et la sueur, nous sommes vraiment enduits d’une colle sympathique!
A Bartoszyce, ereintés nous faisons la queue pour la glace méritée puis trouvons le petit bureau de l’office du tourisme où je peux faire réserver un agrotourisme, à 20 km. P.-O peut regonfler les pneus, resserrer une petite fixation d’un de mes pare boues grâce à la pompe et aux outils à disposition, génial! Nous repartons, Monsieur Vélo fait un bruit de vendeur de casseroles ambulant mais c’est la boule à thé dans la bouilloire, tout va bien, la cafetière italienne se tient tranquille, elle. L’hôtesse de ce petit kiosque pour touristes était très souriante, mais ne parlait que le russe en plus du polonais, elle me l’avait précisé comme une évidence naturelle. Le langage non verbal avait bien fonctionné, mais arrivés à cette agro tourisme, nous recevons une cabane en bois avec 2 matelas pneumatiques et P.- Olivier doit retourner au village faire les commissions.

L’espoir d’un souper déjà cuisiné, d’une douche chaude et de vrais lits est remplacé par une une douche tiède,ouf, le plus important!

Nous sommes dans le jardin de la maison, comme toujours de jeunes arbres et ici des framboises, ont été plantés très proches les uns des autres, même des sapins. Il y a un joli étang avec passerelle et petit cabanon sur l’eau, beaucoup de fleurs, des plants de rhubarbe au milieu de l’herbe, ainsi que des sculptures en bois et des personnages de décoration. Des tables et chaises en bois à disposition. Comme nous avions acheté par erreur de la crème, nous avons boulgour aux légumes, champignons à la crème et framboises à la crème.
Deux cyclistes polonais arrivent, sitôt les roues arrêtées, le coca, les bières et les saucisses sont dévorées, le haut parleur est fonctionnel, distillant au moins de la musique à notre goût. Arrivent aussi les 2 Hollandais vu déjà quelquefois qui préfèrent monter leur tente. Notre souper aura été certainement le meilleur!
Le lendemain, étape de petites routes ou de routes de moyenne importance avec piste cyclable séparée, quel travail pour développer cet itinéraire! La difficulté du jour est l’extrême chaleur et quelque 10 km d’une piste ayant quelques passages caillouteux ou sablonneux sous un soleil de plomb. Une fois, je n’ai plus pu remettre Luciférine sur un tracé rectiligne et elle s’est couchée dans le sable. Pas de mal, mais lourde à redresser! La fin de l’étape, en petites montées et descentes sur du bon goudron nous mène à Wegorzewo où nous campons dans un vrai camping au bord du lac et soupons avec les Hollandais. Ce couple et les 2 Polonais ont manqué la balise et leur fausse route leur a fait éviter les 10km de mauvais chemin!