Islande, du 30 mai au 22 juin

Après une traversée à la météo quasi méditerranéenne, nous accostons le matin du mardi 30 mai et retrouvons nos amis Snorri et Inga, Snorri étant hydrogéologue en Islande

La route prévue était de commencer par la côte sud, et Snorri nous emmène au nord car de forts vents et de la pluie sont prévus pour le sud; c’est cela l’Islande, à l’humain de s’incliner devant la météo. 

Pendant une semaine, Snorri et Inga nous piloteront de cascades, en fissures, failles et cratères, un cours de géologie vivant. En plus, Snorri a confectionné lui-même maints treuils au-dessus de cours d’eau pour ses mesures hydrauliques, il connaît les vallées inhabitées et les coins tranquilles pour passer des nuits en pleine nature. Eux dorment dans leur jeep, notre hanneton sert de cantine pour les 4 et passe avec brio le test des chemins gravillonnés; nous permettant de passer seuls ultérieurement la piste pour jeeps Kalidalur, sublime col entre des glaciers à travers un désert de cailloux, par vent et flocons de neige.

Les seuls problèmes techniques concernent le tél portable….ce dernier ne peut plus lire la carte mémoire de l’appareil photos, et parfois refusent de faire des photos, d’où une possibilité de mise à jour de ce blog fortement limitée. Mais le châssis du hanneton est bien mécanique et solide….et les armoires bien fixées. Les précautions deviennent juste une routine d’emballer chaque couvercle pour ne pas être assourdi!

Quelques souvenirs de ce voyage:

  • La visite du barrage de Fljotsdalsstod, pour la construction duquel Snorri avait fait les mesures géologiques, sur un haut plateau désert, entaillé  par un énorme canyon,
  • La chance de vivre l’Islande avec des amis « du coin », de passer un week-end avec eux dans une maison de vacances le long d’un fjord, 
  • Les macareux et les pétrels en nombres sur la falaise de Dagmalafjall,
  • La météo, clémente avec nous car nous avons eu peu de pluie mais qu’il faut savoir écouter, par exemple en roulant jusqu’à minuit pour éviter le coup de vent et la fermeture possible du col menant aux cascades de Dettifoos ou l’arrêt en camping à Vik pendant une tempête de vent et de pluie,
  • Les petits chemins de terre, pentus et les pistes de cailloux où nous n’aurions jamais ôsé aller si Snorri n’avait pas évalué notre hanneton à sa juste mesure,
  • Les balades le long des colonnes de basalt, ou de sources sortant de terre ou de la lave, les cascades majestueuses,  puissantes
  • A Husavik, la sortie en bateau à la rencontre de baleines à bosses et des baleines mink, le musée avec le squelette de différentes baleines dont une bleue et la vision de la fourrure dans leur gueule servant de filtre. Le film sur le comportement social, la communication et la solidarité de certaines balleines,
  • Les cratères alignés de Krafla, les marmites de boue bouillonnantes, les canyons, et les nombreuses cascades,
  • Les couleurs de roche, alliant orange, jaune, les déserts de pierre, les plages de sable noir et ailleurs les couleurs pastels, le bleu des lupins envahisseurs,
  • Les chevaux en si grand nombre, dans des vallées vertes, qui profitent de l’espace, crinière au vent, les brebis, partout, avec leur paire d’agneaux, 
  • Tous les centres de visite présentant la nature d’une région et les nombreux documentaires sur les éruptions volcaniques. Leur influence sur le continent comme les mauvaises récoltes avant la révolution française par exemple, le nombre d’éruptions après celles de 2010 que nous avions en mémoire et la certitude que d’autres vont survenir. L’attitude très calme des Islandais, l’attachement au sol même en des lieux dangereux,
  • L’impression étrange d’être où tout va être recouvert de lave ou d’eau à la prochaine éruption volcanique, attendue d’un jour à  l’autre,  avec une possibilité de prévision de l’ordre de l’heure pour Hekla, 
  • La péninsule de Snaefellness, ses montagnes rouges, le glacier toujours en arrière fond, les montagnes vertigineuses dont les parois ne sont que du gravier, très impressionnantes aussi au Sud Est, 
  • Les petits icebergs se détachant des langues glaciaires à Jokulsarlon, admirés par le soleil au petit matin, dans le calme,  un phoque partant pour l’océan, 
  • Les sternes arctiques, au bec rouge, agressives vu qu’elles sont en période de nidification et notre modeste apprentissage pour reconnaître quelques autres oiseaux, pétrel, grand labbe, courlier courleur, bécassine des marais, canard eider
  • La possibilité de marcher avec vue sur le glacier de Skaftafellsjokull en étant loin des touristes et de manière générale toutes les balades possibles, comme celle à l’angelica canyon, doré et rose, endroit fabuleux, atteint à pied, en pensée avec Joseph vu qu’il était parti pour plusieurs semaines de marche de cet endroit. Notre soirée avec un jeune français partant lui aussi le lendemain, 
  • La rencontre de Manu, le cycliste, dans un « hot tube » au milieu de rien, 
  • Vivre de jour en permanence. 

 

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