Vendredi 21.11
Longue route jusqu’à Bikaner (300 km, 5 heures). Sur la route, les animaux ne changent jamais leur rythme et généralement pas du tout leur trajectoire, c’est ainsi que chacun peut frôler vaches, chiens, bufffles à 70 km/h sans problémes. Ce matin, une gazelle a traversé à vive allure alors que nous nous apprêtions à croiser un troupeau d’une vingtaine de vaches. Elles ont paniqué et ont couru d’un coup de l’autre côté de la route, vers notre voiture. Notre chauffeur a dû freiner rapidement et est sorti de la route pour atterir dans le sable et cailloux du bord de la route. Il a pu s’arrêter sans toucher aucune bête de justesse. Au milieu de la chaussée, la bergère en beau sari rouge n’a pas modifié son pas régulier d’un millimètre, ni exprimer quoi que ce soit.
Visite du centre d’études des dromadaires: recherche, promotion, aide vétérinaire, élevage de dromadaires vendus à bon prix aux paysans. Un dromadaire coûte environ 50 000 roupies, un tracteur 800’000. Differentes espèces, le Bikaner peut tirer 2 tonnes et porter 300 kg. pendant 30-40 km par jour à 6-8 km/h et ça le maintient en bonne forme. Sa bosse lui permet de tenir 5 jours en été et 10 j en hiver sans boire ni manger. Il y a des compétitions et des concours, nous avons vu « mister dromadaire 2009 », très grand et costaud, avec de longs cils, si si… !
A faire: possibilité de rejoindre Jaisalmer en 6-7 jours par les villages, trajet en partie sur le dromadaire ou sur la charette quand on souffre trop. En plus, tourisme à développement durable. Interdit de tuer un dromadaire, le cuir et les os, jolis objets apparence de l’ivoire, sont utilisés à la mort de la bête.
Archives de catégorie : Journal
Jeudi 20.11
Trajet jusque dans le désert du Thar, allons à Khuri,hameau en construction (à travers notre filtre… ) à 60km de Jaisalmer , paysage sec, dromadaires.
Partons de suite avec nos dromadaires. Danièle a un dromadaire très grand, plutôt gris. P.-O est de son côté avec un jeune chamelier de 14 ans et une dromadaire brune, elle est très vieille,
21 ans mais a une beaucoup plus belle fourrure que le mâle de 10 ans. Le lever est brusque, les chameliers marchent à côté. C’est superbe, nous avançons lentement sur les dunes, nous sommes seuls avec les 2 chameliers, magnifique. Nous nous arrêtons sur une dune, attendons le coucher du soleil, du monde arrive, on marche dans le sable hyper fin.
En repartant, la vieille dromadaire se rasseye d’un coup et P-O tombe avec la selle, heureusement pas de mal. Voyons des gazelles dont une jeune tout près de nous. On rentre, spectacle médiocre de musique et on mange. Nous sommes 8 clients, après le souper nous sommes 4 à repartir dormir dans le désert. Les matelas, couvertures, lits sont chargés sur une charette tirée par le dromadaire. Cette fois, nous sommes sur la charette. La nuit est hyper froide, belles étoiles, les lits sont trop courts mais dormir dehors est super. Nous entendons du bruit la nuit, c’est notre dromadaire qui broute, nous le saurons le lendemain. Sur le retour, renard du désert, gris cendre beige et toupet blanc.
Samedi 15.11
En arrivant de Pushkar, passons devant des grands immeubles dont plusieurs sont en construction, des routes aussi sont rénovées et le chantier de l’autoroute reliant Jaipur (250km) est long de plusieurs dizaines de km. Des femmes portent des sauts de terre sur la tête, d’autres sont accroupies et ramassent des cailloux, des sortes de tentes faites de bâches en plastiques servent de gîtes pour la nuit aux ouvriers, des « boutiques » ont leur pas de porte quasi au dessus de la tranchée du chantier.
Visite du City Palace d’Udaipur;
un monde des « mille et une nuits », qui contraste avec la vie extérieure. Des salles magnifiquement décorées, couvertes de miroirs, d’autres avec des miniatures illustrant différentes scènes de la vie de maharajas, d’autres avec de grandes mosaïques de paons et un jardin sur le toit avec un grand bassin.
Retour dans la vieille ville pour un tour en bateau. Splendide vue sur le palais et sur des lavandières; l’eau n’est pas très propre. A l’extérieur d’un magnifique jardin, des gamins mendient; l’école est gratuite…
Des nuées de jeunes étudiants presque tous branchés avec un smartphone.
La nuit arrive à 1800. Une dizaine de vaches semblent déjà dormir devant les boutiques des marchands. Des chants lancinants émanent du temple de Vishnou.
Vendredi 14.11
Jeudi 13.11
Pushkar, l’Inde des babas nostalgiques ? Plusieurs visions :
– Ville sacrée autour d’un lac, avec moultes « portes » en escaliers pour aller faire ses ablutions dans l’eau sacrée, ambiance sereine empreinte de spiritualité, surtout tôt le matin,
– Des rues serrées remplies de commerçants en tout genre, habits « baba », encens, babioles, musique sacrée, et pleins de petits « bistrots », des temples avec des « guides » qui s’intéressent beaucoup à l’argent, à fuir en courant,
– Une foule incroyable d’Hindous et de touristes occidentaux.
Mardi&mercredi 11,12
Mardi
City Palace, magnifiques portes dédiées aux dieux et aux saisons dans la cour des femmes. Observatoire passionnant, l’empereur Singh II maîtrisait astronomie, astrologie et urbanisme.
Mercredi
Harem, magnifique façade en escaliers, fenêtres travaillées permettant aux femmes de regarder dehors sans être vues.
Fort de Amber, grande forteresse jaune ambre barrant la vallée, qui se prolonge par 9km de murailles qui encerclaient la ville initiale. Pavillon d’hiver incroyable, miroirs convexes, déco en argent pour refléter la chaleur des lampes à huile. A l’époque,18ème, tapis au sol, tentures. La cour est immense, différentes autres parties, audiences privées, cour pour les femmes, le tout donne une forteresse grandiose dominant la ville actuelle. Dans le pavillon des moussons, l’eau venant de la montagne arrivait sur du marbre, puis était parfumée. La visite qui nous fait le plus rêver du faste des maharajas. Beaucoup de touristes arrivent à dos d’éléphants, décorés de draps rouges. Ces animaux montent à en colonne une longue rampe puis passent par une énorme porte pour tourner dans une gigantesque cours. C’est magique.
Expédition le soir pour manger un beignet aux oignons, des lassis et s’acheter des pâtisseries chez Rawat, et rentrons les manger avec des fruits. Pas d’agressivité mais une circulation folle de motos, bus, camions, rickchaw, autorickchaw, des déchets, des canaux plus ou moins odorants, des trous, des véhicules sans phares. Tellement de carioles boutiques que les quelques trottoirs sont inutilisables. Traverser est vraiment difficile, souvent l’équivalent de plusieurs files, on trouve un muret au milieu et on continue. Ces pâtisseries sont à base d’amandes, de pistaches, un délice style massepain avec plus de goût. Adresse connue apparemment, l’étalage est splendide. Les lassis sont fantastiques, nous n’avions pas envie de souper de façon plus complète.
Lundi 10.11
Palais aux fresques incroyables de finesse et de couleurs dans le palace de Bundi.
Marché: tailleur, cordonnier, barbier, filtrage du lait qui repart dans des beaux récipients laitons transportés à moto, pesée de la laine, confection de duvets, pressage des graines de moutarde pour l’huile, meunier. Tout ceci dans la rue principale étroite, pleine de motos bordée des caniveaux ouverts.
Une famille habite dans une cour au rez: nettoyage au jet sans pression, encore un gaspillage d’eau?
Samedi 08.11
Départ à 0730 en camion. Faisons route vers la réserve. Traversons la ville de Ranthambore, animée comme elles le sont toutes. Dans la réserve, 400 km2, nous empruntons un chemin escarpé et fort cahoteux.
Voyons différentes antilopes et daims, mais rien d’autres. Les camions et les jeeps se regroupent vers un puit pour une pause. Subitement, branle bas de combat, tout le monde s’agite et court vers les véhicules. Faisons de même; on comprend qu’un tigre a été repéré. Les chauffeurs roulent comme des fous … à la grâce des dieux. Finalement, nous arrivons sur les hauts de la colline, les véhicules s’arrêtent. Les premiers peuvent voir le tigre, pas nous. Avançons, reculons, manoeuvrons, et tout d’un coup, le voilà, dans le sous bois, en train de manger une proie. Enorme, magnifique, il nous dédaigne et ne s’occupe que de son repas. Retour à l’hôtel.
Après le petit déj, je vais en ville, en direction du temple hindou situé sur le chemin de la réserve. Contact sympa avec la ville, pris le bus pour faire une bonne distance, 5 rps, les gens sont agréables, les hommes surtout car les femmes ne s’expriment pas beaucoup; de temps en temps un sourire. Arrivé vers le temple, un ado m’impose sa présence. Le bâtiment est adossé à une colline et tout en hauteur.
Je grimpe vers une salle supérieure. Dedans, je suffoque tant il y a de l’encens. Un homme me fait tirer une sorte de cloche et me donne de la cendre. Je prends mais je ne m’en mets pas sur la tête. Un autre me donne des baguettes pour jouer du tambour. Finalement, le premier me demande de l’argent pour le temple ou les dieux, je n’en sais rien. Je ressors, avec le jeune aux trousses. Il me montre deux ou trois choses puis veut de l’argent. Je lui donne quelques pièces. Je retourne au centre en bus. J’en hèle un qui s’arrête. Il me demande 100 rps, je refuse, il baisse à 50, je pars. Finalement, je vois deux femmes qui semblent attendre un bus, je pose la question, c’est juste. Un petit car arrive, bondé, je paie 10 rps. Le chauffeur fait un détour, mais un homme me rassure en m’expliquant qu’il fait une boucle et va au centre, vers les hôtels, et tout ça en hindou…
Après midi, départ pour le 2ème safari. Revoyons un tigre à un autre endroit. Sur le chemin, on aperçoit un dentiste, dans une petite boutique ouverte. Un patient est sur un siège, bouche ouverte. Dans une sorte de grande vitrine, il y a des dents dans des boîtes… A côté, se trouve un dispensaire, avec, devant, un homme qui semble très âgé, assis par terre, en train d’être soigné. La petite salle d’attente est bondée.
Vendredi 07.11
Avons pris la route pour Jaipur jusqu’à Dausa où nous avons fait une halte, petite ballade dans la rue puis passons à Lalsot. Beaucoup de tracteurs et de gros camions. Avons roulé sur des « autoroutes » et des routes nationales, pas toujours en bon état. Il y a des marchés avec beaucoup d’étals de fruits, bien présentés.
La campagne est plus verte et très cultivée. Il y a de l’eau partout, avec des canaux d’irrigation ou des pompes manuelles. Des hommes et des femmes sèment à la main. Il y a des villages le long de la route avec toutes sortes de « boutiques », et beaucoup d’animaux; vaches, chiens, sangliers, dromadaires, chevaux. Beaucoup de constructions ne sont pas terminées ou abîmées , les bords de routes sont en mauvais état, il y a beaucoup de cabanes ou des sortes de cointainers. On peut voir des scieries, des ateliers mécaniques, des vendeurs de pâtisseries, de légumes, de thé et des des tailleurs de pierres pour décorer les jardins, statues, motifs divers.




























