La météo est plutôt stable, il pleut. Nous rencontrons notre fils Joseph dans un café alternatif, rôtissage du café sur place, ambiance décontractée. Notre tâche du jour: les courses pour la soirée suivant sa soutenance de thèse, dans les conditions classiques c’est-à-dire sans connaître le nombre exact de personnes, ni savoir ce que chacun va apporter, et en plus avec d’autres habitudes que les nôtres. L’étape importante est le passage au magasin étatique de vins…..

Le lendemain, c’est le jour J, la soutenance a lieu dans un amphithéâtre, la cheffe de cérémonie en robe noire suit le protocole, mais avec le sourire. La soutenance se passe très bien, illustrée par des dessins du neveu et de la nièce de Joseph, nos petits-enfants; puis viennent les discussions du contexte scientifique et les questions des opposants, très constructives, intéressantes mais cela dure juste de 10h à 13h. Une chance pour moi que j’arrive à comprendre. Le sujet concerne les flux de CO2 entre les plantes et l’air dans les alpes de l’ouest de la Norvège et l’incapacité de cette région à rester un puits de carbone avec le réchauffement climatique, ainsi qu’un nouvel outil de code informatique développé spécifiquement pour le traitement d’un nombre gigantesque de mesures dans ce contexte. Les opposants se retirent pour revenir annoncer que la thèse est acceptée et tout le monde ressort de la salle, Joseph devant selon le protocole.






Nous sommes invités à la cafétéria de l’université, sandwichs au menu, puis filons chercher notre hanneton pour aller à la salle de la soirée. Il est plein à craquer de tous les vivres et boissons, une amie de Joseph, Morgane, vient avec nous installer la salle, une aide bien utile.
La soirée démarre tôt, vers 17h, le mousseux du parraîn de Joseph a un franc succès comme la raclette.


La raclette est complétée par un buffet sympathique de mets préparés maison. Le sirop de sureau aussi importé file plus vite que le blanc et le rouge. Les superviseurs restent toute la soirée, même la professeure dirigeant ce grand groupe de recherche, très occupée scientifiquement et politiquement pour la défense du climat, notamment par le GIEC (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat). Les contacts sont faciles, sympathiques, chaleureux. Une des opposants, professeure à Trondheim, nous remercie devant toute l’assemblée pour notre organisation. Nous passons une excellente soirée, gérant l’intendance avec le plaisir de se sentir encore utile. Le lendemain, nous irons rendre la plupart de nos achats au magasin étatique de vins.
Le lendemain, vendredi, il pleut encore et nous passons la journée devant un dîner de restes chez Joseph, moment de repos bien apprécié..
Par chance, suit une belle journée nous permettant de monter en-haut du funiculaire Floibanen et d’aller marcher et pique-niquer au sommet du Blamanen, retour par le Rundemanen pour Pierre-Olivier et Joseph, par le même chemin pour moi à cause de mon genou. La vue sur Bergen est splendide, nous avons délaissé la foule du haut du funiculaire; et surtout tous les verts sont dans le paysage, avec des teintes brunes, pourpres en plus.







Nous redescendons à pied jusque chez Joseph et improvisons une grillade.

Dans son quartier et même en ville, de nombreux rhododendrons et cytises sont bien fleuris, les maisons anciennes en bois très blanches donnent une belle note claire sur la colline.


Nous complèterons notre séjour par une balade dans Bryggen, le vieux Bergen.


Pendant que je m’astreins au vélo et aux exercices sur le parking. Pierre-Olivier découvre un joli circuit de course, avec ou sans pluie, la ville court….impressionnant.
