Lac des 4 cantons, la Suisse entre mythe et réalités, 31 mai-1er juin

Vous l’avez compris, cette année nous visitons la Suisse en touristes; notre tour opérateur, nommé météo,  avait bien failli nous oublier au sud des Alpes.  Mais là, il se rattrape….En ce 31 mai, départ dès le matin au mont Pilate, dans le célèbre train à crémaillère le plus raide du monde, avec  passage le long d’une falaise.  Nous admirons la pente impressionnante devant les rails, jusqu’à 48%, ceci d’autant mieux que le train est quasi vide. A l’arrivée,  le calme, les personnes chuchotant  sur le point de vue rendent le sommet encore plus grandiose. La brume nous cache  L’Eiger, la Jungfrau et le Mönch mais il y en a tant d’autres.

Sur la pointe proche du point de vue (un seul est ouvert à cause  de l’enneigement), trois bouquetins se prélassent au-dessus de falaises vertigineuses, une famille?  En tout cas, une énorme bête majestueuse, bien âgée au vu de ses cornes, un beau bouquetin plus fin que nous pensons être une étagne  et un cabri portant déjà  de belles petites cornes.

L’infrastructure pur style aéroport, les boutiques de luxe fermées, les porte-montres vides dans la vitrine laissent entrevoir une atmosphère fort différente en période de haute fréquentation.

Visite touristique, autant choisir la version complète….Nous redescendons donc en téléphérique, télécabine et bus pour prendre le bateau à Lucerne pour Alpnach. Une heure et demi de plein soleil à se laisser promener sur le lac, du rêve pour ce mois de mai!

Le lendemain sera plus suisse que suisse, mythique! Nous apprenons à Altdorf que l’histoire de Guillaume Tell viendrait d’une légende danoise. Sa statue est devant « la petite tour », qui a abrité une des premières horloges de ville dont le fonctionnement par les poids suspendus est encore bien visible. 

Le théâtre d’Altdorf créé pour y jouer le drame de Guillaume Tell, tel qu’écrit par Friedrich von Schiller mais joué selon différentes adaptations.

De Fluelen, juste à côté, nous prenons le bateau pour rejoindre la prairie du Grütli. De l’herbe, une belle vue, un drapeau, une entassée de sacs à dos d’une course d’école, quel autre pays pousse la sobriété si loin? 

Cette prairie, qui serait un exemple de lieu où les Waldstätten se sont réunis secrètement lors de leur conjuration contre les baillis autrichiens, a été décrétée « bien national inaliénable » de la Confédération en 1859.

De cette époque date le restaurant, dont deux petites salles sont splendides: fenêtres avec écussons, grand poêle, tables bois-ardoise. Là non plus, pas de luxe inutile sur la terrasse, ou dans les assiettes,  mais le peu d’explications historiques, notamment au sujet de la réunion des 300 officiers supérieurs menée par le général Guisan en juin 40, nous étonne. Nous n’avons toutefois pas exploré la « voie suisse » ni le sentier thématique du Grütli, esquissant déjà des projets…

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